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Le sculpteur qui donne des « elles » aux rêves

C’est dans un café bistrot, son lieu privilégié, qu’a lieu la rencontre. Là où il aime échanger avec tout le monde, entouré de ses sculptures aux expressions énigmatiques qui marquent de leur féminité intemporelle. Depuis 27 ans, Jean-Philippe Richard est devenu sculpteur de cette multitude de “filles” qu’il façonne de ses mains, puis qu’il marie avec tendresse à des clients ou des lieux choisis, pour une vie à la fois moderne et romantique. Rose, Charlotte, Lucie, ou tout simplement Elle, en mille et unes exemples d’elles, que l’on croise un jour et qu’on désire installer pour toujours, pour accéder à cette part de rêve et écrire à tire d’ailes, l’histoire à venir.

Une multitude de métiers

Cela a toujours été la préoccupation première dans nos réunions familiales. Trouver l’idée qui nous permettra de fabriquer quelque chose d’original pour le vendre ensuite et en vivre.” C’est dans ce souci d’entreprendre que Jean-Philippe Richard a grandi. Aîné d’une famille de 4 enfants, il est l’artiste touche-à-tout avec une curiosité insatiable. “J’ai toujours été autodidacte et j’apprenais par la pratique des tas de techniques différentes.” Il commence à faire des mosaïques avec un système nouveau qu’il met au point lui-même : tailler des pierres avec la pierre naturelle de Solnhofen et peindre ces formes. Puis à la sortie de l’armée, il rencontre un artiste-peintre et ils ouvrent ensemble une galerie d’art en Charente Maritime, sa région d’origine. “Je sortais d’une école de commerce et de marketing et j’en ai vite fait une boutique d’artisanat d’art, puis un restaurant.” Il part ensuite s’installer dans la Drôme provençale, dans son atelier actuel, pour se lancer dans la sérigraphie. “Je ne savais pas du tout faire, mais j’ai appris le fonctionnement avec les fournisseurs.” Et de nouveau, il a envie de créer quelque chose de différent. “Un système avec les films en argentique”, pour passer ensuite à la sérigraphie sur verre et aluminium. Au hasard de ses rencontres, il fabrique aussi des cadrans solaires. “Je voulais en faire un pour ma terrasse et avec un ami mathématicien, on a converti l’apprentissage en géométrie.” Il lance même un système ingénieux permettant de les graver à l’acide sur des pierres lithographiques. “J’étais beaucoup dans la technique et l’esthétique et j’aimais les instruments de mesure en laiton…”Passionné d’aviation, il va même monter une école d’apprentissage d’ULM, puis se lancer dans les moulages de bas-reliefs en plâtre, pour revenir enfin, en 1990, vers la création artistique.

Là, dans un atelier de sculpture à Avignon, il apprend à travailler la terre chamottée qu’il utilise encore aujourd’hui, et c’est une révélation. J’essayais de trouver des formes en me laissant faire par la matière et j’ai obtenu une femme enceinte. ” Il était à ce moment-là dans le Sud de l’Espagne “mais j’ai su que c’était ma première pièce.” Et depuis, 27 années que Jean-Philippe Richard est devenu sculpteur.

La sculpture inspirée

C’est le début d’une grande aventure. “J’ai commencé à faire, je ne sais pas pourquoi, des cylindres empilés avec une tête en haut ; et c’est la sculpture que je fais encore aujourd’hui.” La même ligne. Toutes différentes et toutes pareilles. Des sculptures de femmes qui sont toujours dans une forme achevée et sous un socle dégrossi. Et le contraste est saisissant entre la silhouette élancée d’une femme tige qui sort de la matière brute, comme si elle s’en échappait. “Tout est imaginaire, sans aucun modèle.” L’artiste évite même de s’intéresser aux sculptures des autres, “de peur d’en aimer certaines et d’être influencé.” En gardant la spontanéité de ses débuts, il façonne sans relâche la matière, avec du bois et quelques cailloux. Des dizaines de femmes en terre émaillée, en bronze ou en cristal, pour cet artiste qui entame avec elles une paternité nombreuse en donnant à chacune un nom. “A chaque fois que je commence une pièce, je me dis : Là ce sera le motif du siècle. Je vais voir apparaître la plus belle ! Et elles vivent quand elles sont finies, voilà pourquoi je leur donne un prénom que j’aime bien, selon les souvenirs du moment.

Très sensuelles et délicates, elles sont aussi mystérieuses avec des expressions bien à elles, “et cela prend forme au fur et à mesure du travail.” Car, quand la forme globale est terminée, l’artiste obtient une attitude. Il va alors travailler le visage en fonction de cela et surtout, positionner la tête pour leur créer une identité. Provocante, douce, rêveuse, pudique, un peu androgyne souvent et des fois, plus rondes… Avec leur côté jeunes filles juvéniles, c’est la féminité telle que la conçoit l’artiste. Elles sont de plus toutes épurées pour donner libre court au rêve. Les mains dans le drapé. Les pieds dans la matière. Des yeux souvent fermés, “parce que ces femmes, face à la nature, sont en pleine méditation.” D’ailleurs, on imagine leurs yeux avec l’ombre portée par la partie du front “et en creusant plus ou moins pour changer cette forme plate et incurvée.” Commence alors tout un chemin pour qu’elles prennent leur place de messagères, présences bienveillantes et protectrices, dans les jardins privés ou publics. “Elles vont épouser ces lieux et chaque visiteur aura sa propre interprétation.” Une association fondamentale pour ces sculptures en relation et c’est cela qui en fait une œuvre.

C’est le début d’une grande aventure. “J’ai commencé à faire, je ne sais pas pourquoi, des cylindres empilés avec une tête en haut ; et c’est la sculpture que je fais encore aujourd’hui.” La même ligne. Toutes différentes et toutes pareilles. Des sculptures de femmes qui sont toujours dans une forme achevée et sous un socle dégrossi. Et le contraste est saisissant entre la silhouette élancée d’une femme tige qui sort de la matière brute, comme si elle s’en échappait. “Tout est imaginaire, sans aucun modèle.” L’artiste évite même de s’intéresser aux sculptures des autres, “de peur d’en aimer certaines et d’être influencé.” En gardant la spontanéité de ses débuts, il façonne sans relâche la matière, avec du bois et quelques cailloux. Des dizaines de femmes en terre émaillée, en bronze ou en cristal, pour cet artiste qui entame avec elles une paternité nombreuse en donnant à chacune un nom. “A chaque fois que je commence une pièce, je me dis : Là ce sera le motif du siècle. Je vais voir apparaître la plus belle ! Et elles vivent quand elles sont finies, voilà pourquoi je leur donne un prénom que j’aime bien, selon les souvenirs du moment.

Très sensuelles et délicates, elles sont aussi mystérieuses avec des expressions bien à elles, “et cela prend forme au fur et à mesure du travail.” Car, quand la forme globale est terminée, l’artiste obtient une attitude. Il va alors travailler le visage en fonction de cela et surtout, positionner la tête pour leur créer une identité. Provocante, douce, rêveuse, pudique, un peu androgyne souvent et des fois, plus rondes… Avec leur côté jeunes filles juvéniles, c’est la féminité telle que la conçoit l’artiste. Elles sont de plus toutes épurées pour donner libre court au rêve. Les mains dans le drapé. Les pieds dans la matière. Des yeux souvent fermés, “parce que ces femmes, face à la nature, sont en pleine méditation.” D’ailleurs, on imagine leurs yeux avec l’ombre portée par la partie du front “et en creusant plus ou moins pour changer cette forme plate et incurvée.” Commence alors tout un chemin pour qu’elles prennent leur place de messagères, présences bienveillantes et protectrices, dans les jardins privés ou publics. “Elles vont épouser ces lieux et chaque visiteur aura sa propre interprétation.” Une association fondamentale pour ces sculptures en relation et c’est cela qui en fait une œuvre.

C’est le début d’une grande aventure. “J’ai commencé à faire, je ne sais pas pourquoi, des cylindres empilés avec une tête en haut ; et c’est la sculpture que je fais encore aujourd’hui.” La même ligne. Toutes différentes et toutes pareilles. Des sculptures de femmes qui sont toujours dans une forme achevée et sous un socle dégrossi. Et le contraste est saisissant entre la silhouette élancée d’une femme tige qui sort de la matière brute, comme si elle s’en échappait. “Tout est imaginaire, sans aucun modèle.” L’artiste évite même de s’intéresser aux sculptures des autres, “de peur d’en aimer certaines et d’être influencé.” En gardant la spontanéité de ses débuts, il façonne sans relâche la matière, avec du bois et quelques cailloux. Des dizaines de femmes en terre émaillée, en bronze ou en cristal, pour cet artiste qui entame avec elles une paternité nombreuse en donnant à chacune un nom. “A chaque fois que je commence une pièce, je me dis : Là ce sera le motif du siècle. Je vais voir apparaître la plus belle ! Et elles vivent quand elles sont finies, voilà pourquoi je leur donne un prénom que j’aime bien, selon les souvenirs du moment.

Très sensuelles et délicates, elles sont aussi mystérieuses avec des expressions bien à elles, “et cela prend forme au fur et à mesure du travail.” Car, quand la forme globale est terminée, l’artiste obtient une attitude. Il va alors travailler le visage en fonction de cela et surtout, positionner la tête pour leur créer une identité. Provocante, douce, rêveuse, pudique, un peu androgyne souvent et des fois, plus rondes… Avec leur côté jeunes filles juvéniles, c’est la féminité telle que la conçoit l’artiste. Elles sont de plus toutes épurées pour donner libre court au rêve. Les mains dans le drapé. Les pieds dans la matière. Des yeux souvent fermés, “parce que ces femmes, face à la nature, sont en pleine méditation.” D’ailleurs, on imagine leurs yeux avec l’ombre portée par la partie du front “et en creusant plus ou moins pour changer cette forme plate et incurvée.” Commence alors tout un chemin pour qu’elles prennent leur place de messagères, présences bienveillantes et protectrices, dans les jardins privés ou publics. “Elles vont épouser ces lieux et chaque visiteur aura sa propre interprétation.” Une association fondamentale pour ces sculptures en relation et c’est cela qui en fait une œuvre.

Une œuvre émotionnelle

En 1998, Jean-Philippe commence à créer des modèles pour le cristallier Daum. La plus célèbre sculpture sera Charlotte, en pâte de verre de 135 cm, lancée en 2007 et toujours reproduite aujourd’hui. Ses silhouettes fines en forme de S allongé, avec leur ligne verticale et leurs visages sereins, à la fois empreints de force et de douceur, vont aussi captiver le regard et s’installer dans des jardins romantiques, partout dans le monde. Par exemple en Autriche, à Eze, à Ramatuelle, au Château de la Messardière à Saint Tropez ou dans les bastides de grands chefs étoilés, comme Michel Bras et Jacques Chibois. “Elles marquent et on s’en souvient. Alors, quand on les revoit des années plus tard, les émotions se remettent en route.” C’est pourquoi l’artiste choisit lui-même ces lieux : “qu’ils soient beaux et appellent à la rêverie, qu’ils racontent quelque chose, en plus de la sculpture qui viendra s’interposer.” Pour une œuvre émotionnelle qui se lit à l’infini.

Le jardin exotique d’Eze a reçu le prix spécial régional du fleurissement et le label jardin remarquable. Entre Nice et Monaco, au-dessus de la Méditerranée, il abrite des espèces botaniques succulentes et un parcours artistique riche de quatorze sculptures poétiques de Jean-Philippe Richard : Chloé, Marina, Isaline, Justine, Isabeau, Rose des vents, Charlotte… “Plus de 150 000 visiteurs issus de tous les continents et les classes sociales s’y rendent chaque année, et ce souci de l’accessibilité est permanent chez l’artiste qui aime le contact avec Monsieur tout le monde, autant qu’avec ses clients fortunés. “Je veux que Monsieur tout le monde soit touché. Comme ils n’ont pas toujours les moyens de s’offrir l’une d’elles, ou alors après un tel parcours du combattant ! il est important qu’il puisse les contempler ailleurs et avoir accès aussi à cette part de rêve.

Les projets à venir

Son art a fleuri en Provence et Jean-Philippe Richard y poursuit son œuvre. “C’est la création qui a toujours été mon moteur.” Aujourd’hui, certaines de ses pièces rentreraient bientôt dans des musées et il continue de chercher des lieux où les exposer. Ces sylphides aimant exalter la beauté des jardins, une association avec un designer ou un paysagiste renommé est aussi d’actualité. Il reste les émotions qu’il continue de susciter partout où elles sont présentes et toujours, en les modelant avec de nouvelles sources d’inspiration “comme ce voyage de 6 mois qui se prépare dans un an à Venise…

Classiques et résolument modernes, les sculptures de Jean-Philippe Richard ont un message à porter au monde. “Ce que je souhaite exprimer, c’est la liberté au féminin, celle de la femme contemporaine. Elle a les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, et c’est de cette harmonie entre le réel et le rêve que naissent ses personnages, qui sont comme hors du temps et de la réalité. Une mission somme toute immense dans notre monde actuel : celle d’accompagner les autres pour vivre la magie du moment et accéder au rêve !

Propos recueillis lors d’une interview réalisée à Mirabel-aux-Baronnies, le 2 septembre 2017

Lien vers le site de Jean-Philippe Richard

Galerie photos de Jean-Philippe Richard

L’authenticité selon Jean-Philippe Richard, pour une féminité entre terre et ciel

“ Ce qui me touche, c’est ce désir authentique qu’ont mes clients pour mes sculptures. Ils sont très sensibles au fait d’acquérir une œuvre unique et souvent, après 10 ans, voire plus, ils viennent me voir pour cela. Ce sont pour la plupart des couples amoureux, en quête de beauté, et qui sont marqués durablement par l’élégance de ces silhouettes et la finesse de leurs expressions. Cela me donne donc un rôle précis car par mon travail et mon art, je deviens créateur d’œuvres qui font rêver et qui provoquent l’émotion à travers une attitude et un lieu. J’hérite aussi du devoir de trouver des lieux où les exposer à la contemplation, et mettre de l’humanité là où l’atmosphère est froide et rigide. Je suis donc comme un père qui marie ses “filles”. Chercher le jardin idéal ou connaître le futur acquéreur… Et je dis toujours qu’il faudra bien s’en occuper, sinon elle émettra des signaux de détresse en ma direction. C’est tellement important cet échange, comme venir les découvrir à l’atelier… c’est un mystère qui se dévoile !

Pour moi, le côté féminin est plus facile à représenter car j’ai moi-même un côté romantique, et je pense que tous les êtres humains le sont, du moins au début de leur vie amoureuse. Je suis fier de mes sculptures qui ont ce côté moderne, avec une ligne qui se reconnaît d’emblée. Les visiteurs, même s’ils ne connaissent pas mon nom, savent les reconnaître ! Alors, je me dis que j’ai bien fait de rester dans ma ligne, sans essayer de trouver quelque chose de plus attrayant. Des formes plus à la mode, plus contemporaines par exemple… J’ai fait ce que j’avais à cœur et en cela, j’ai toujours été authentique sans chercher à ressembler à quelqu’un d’autre. Je le fais aussi pour moi, dans le sens où j’essaye de trouver une forme et une expression qui me plaisent vraiment, et qui, d’un point de vue esthétique, me conviennent très bien. Puis, il y a le verdict du public et c’est celui que je préfère. Car on a la vraie réponse, non pas celle d’un professionnel qui veut vendre, mais du public qui veut acheter en vérité, pour lui-même. Les mots qu’il va vous donner sont justes et on sait alors que l’œuvre est authentique. Grâce à cela, je me suis aperçu que ce que j’avais voulu exprimer dans la matière correspondait à mon intention première et était reçu comme tel. L’interprétation seule diffère selon la sensibilité de chacun, mais au final, les mots sont toujours vrais. Cela veut dire que quand une pièce est finie et qu’elle me plaît vraiment, je sais qu’elle est bonne et qu’elle a un petit côté universel. Et c’est ce qui me donne le plus de joie.

Dans mon art, il faut être motivé pour créer toujours du nouveau en traitant du même thème et du même sujet, et d’avoir des expressions différentes avec la même attitude. J’essaye en plus d’épurer au maximum sans basculer dans l’abstrait ou du Brancusi. Ce fonctionnement est adapté à la matière que je travaille avec un résultat qui touche l’épure et l’essence. Les femmes qui prennent forme sont d’abord intérieures avant d’avoir une apparence. Elles ont un côté délicat, très féminin, gracieux et en même temps fort et affirmé. J’aime aussi travailler les contradictions. Je fais par exemple des visages asymétriques avec un front marqué par les soucis, et un sourire aux lèvres, qu’on adoucit bien sûr pour que ce ne soit pas trop flagrant. Alors, elles deviennent des messagères de quelque chose de très personnel, et j’aime donner cette liberté d’interprétation au spectateur. Finalement, on commence par raconter une histoire par la sculpture elle-même, mais cela peut être interprété de manière différente selon l’histoire de chacun, et c’est cela une œuvre d’art.

Constamment, mes sculptures représentent un élément rassurant qu’on a chez soi, et j’estime que ce travail est fait pour être vu puisqu’il touche et rassure. Je suis donc un créateur d’émotions. Et il est important dans nos sociétés actuelles de revenir au rêve. On est trop dans le stéréotype. On se met des obligations là où il n’y en a pas. Or la vie, c’est tout le contraire ! Il faut absolument retrouver la naïveté des débuts et se laisser faire. Il n’y a rien de calculé, tout vient de soi-même. Et l’histoire recommence alors… sans fin ! ”

Propos recueillis lors d’une interview réalisée à Mirabel-aux-Baronnies le 2 septembre 2017

Lien vers le site de Jean-Philippe Richard

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